Mon métier ce sont les mots, leurs poids et leur impact, dans les différentes situations de prise de parole y compris face aux médias.
En tant que conseil en prise de parole, je travaille – et fais travailler mes « champions » – sur la construction du message. Ce qui compte le plus pour moi c’est la qualité des contenus. Un message efficace est composé d’une intention clairement identifiée et d’un registre lexical très explicite. On peut dire aussi : factuel, descriptif, visuel. C’est avec ces ingrédients qu’on fabrique des beaux contenus.
Cette construction du message fonctionne à l’oral, pour toutes les situations de prises de parole, et aussi pour l’écriture des discours et pour les écrits professionnels.

Et puis, il se trouve que ce goût des mots m’a amenée à l’écriture d’un roman : La Traverseuse que vous pouvez découvrir ici.
Les mots et leur intention de dire : c’est bien la passerelle entre les deux exercices narratifs : la communication d’un côté, l’histoire romanesque de l’autre.
Pour le reste, tout est très différent selon mon expérience. Le roman est le champ de l’émotionnel et du point de vue subjectif, alors que la communication professionnelle s’appuie sur des faits et des actions qui sont les plus tangibles possibles.
J’aime manier les mots, leur double ou triple sens, les juxtaposer d’une manière nouvelle pour qu’ils racontent autrement. J’aime jouer avec eux et les inventer comme j’ai « inventé » le titre, La Traverseuse, un mot qui n’est pas utilisé et qui est pourtant juste dans l’utilisation du suffixe « euse ».
Faire découvrir ou redécouvrir le poids des mots, leur intention, leur impact, leur beauté : c’est tout ce qui m’anime chaque jour, ce que ce soit en tant que conseil en message ou en tant qu’auteur d’un deuxième roman en cours.