
Tout va plus vite et on a moins de temps : le constat est général, que ce soit dans l’entreprise ou dans la société. On a tous moins de temps pour écouter, pour parler, pour se faire comprendre et aussi …pour se former.
Du coup, comment gagner en compétences sur des sujets qui deviennent indispensables dans le monde d’aujourd’hui, parmi lesquels la qualité des prises de parole ?
Pour cela, le flash-coaching apparaît comme la solution. C’est un format d’accompagnement court et compact, centré sur un seul point d’amélioration selon les besoins spécifiques de chaque personne.
Le flash-coaching est un concentré d’accompagnement : ce que le concentré de tomates est à la tomate. Plus de goût dans moins de quantité.
La situation dans laquelle le flash-coaching s’impose est celle d’urgence « absolue ». Par exemple, on vous prévient deux jours avant – ou la veille au soir 😊– qu’il vous faut remplacer Philippe en soutenance d’appel d’offres ou dans telle conférence internationale. Certes, vous connaissez le sujet – sinon vous n’êtes pas pertinent et donc ce serait une grave erreur de vous confier le rôle – mais vous le connaissez moins bien que Philippe, vous n’avez pas exactement les mêmes compétences que lui et, peut-être, vous sentez-vous moins à l’aise à l’oral que l’impression que donne Philippe.
À l’opposé du spectre, par temps calme, le flash-coaching est le bon moyen de commencer à inverser une tendance. Celle qui fait que vous vous sentez de moins en moins écouté lors de vos réunions ou de vos présentations avec slides, de moins en moins entendu, de moins en moins à l’aise à l’oral et que cela vous mine insidieusement, plus ou moins selon les jours mais quand même un peu tout le temps. Alors que vous devriez vous sentir de plus en plus assuré le temps passant, vous vous rendez compte que c’est le contraire qui se passe…
Et puis, troisième situation type, le flash-coaching est bienvenu pour démarrer un accompagnement de fond, quand la nécessité de monter, à terme, en compétences sur la prise de parole se profile, par exemple en vue d’une prise de poste, d’un changement de fonction voire d’entreprise, d’un jury de concours ou à d’un entretien de recrutement. La séance de flash-coaching permet de se rendre compte si les outils utilisés « parlent » et si ce coach-là convient.
J’ai mis en place le flash-coaching en 2022 à la demande de l’un des mes clients, dans l’industrie du nucléaire. Depuis quelques années, je délivrais dans cette entreprise des formations de groupes, sur trois jours, en présentiel. Puis le Covid est passé par là, rendant les agendas encore plus tendus et généralisant le travail à distanciel. Le flash-coaching s’est alors imposé comme une nouvelle modalité d’accompagnement.
Depuis, le monde du travail poursuit ses mutations, les formations de groupe sont plus difficiles à organiser, la demande augmente pour des accompagnements individualisés, ciblés, répondant à une demande bien précise.
Lorsque j’interviens en mode « flash », je pioche, comme je le fais toujours, dans ma base technique de construction du narratif que j’ai créée et intitulée « Méthode du Losange ». Elle est composée de trois outils principaux, qui s’articulent les uns avec les autres mais qu’on peut aussi considérer de manière isolée. En fonction du besoin du « champion », je déplie l’un ou l’autre.
Pour ce faire, je fais précéder la séance de coaching par l’envoi d’un questionnaire qui permet de cerner quel type d’orateur est le futur coaché : quels sont ses freins, où se situent ses besoins d’amélioration spécifiques en fonction de son poste, de son ancienneté, de ses perspectives d’évolution professionnelle, de ses ressentis émotionnels lors de ses prises de parole.
Je demande également qu’on me fasse parvenir un enregistrement audio, sur un format d’environ deux minutes, en simulant une situation de prise de parole au plus près du réel. Par exemple, s’il s’agit d’un manager d’équipe, d’imaginer une prise de parole face à son équipe, dans une situation qui lui est propre, sur un sujet qui lui appartient.
La séance de flash-coaching démarre ainsi avec des échanges sur le diagnostic et sur l’analyse de l’audio. Je débriefe l’enregistrement vocal sur la base d’une grille de critères d’évaluation de performance orale. J’ai en effet mis au point cette grille de critères quand il m’est apparu que, sur le sujet de la prise de parole, les non professionnels – et parfois même les professionnels – ne savaient pas évaluer objectivement l’impact.
La séance, d’une heure, se déroule ensuite entre échanges, apports pédagogiques et micro-exercices audio ou vidéo avec débriefes. Elle s’achève sur des recommandations d’entraînement individuel. En effet, le flash-coaching est ce que chacun en fait. Le coach met sur les rails. Au champion d’avancer… Nulle baguette magique dans cette affaire mais une belle prise de conscience et des recommandations concrètes.
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez me contacter ici pour un échange sans engagement.
Et pour tous, à bientôt pour la suite ! 😊
Sophie