L’expression orale, et plus largement, la communication orale et écrite, sont le quotidien de tout manager dans l’exercice ordinaire de ses fonctions.

Si cette prise de parole- là n’est pas formellement identifiée comme « publique », elle n’en véhicule pas moins du sens qui va soutenir – ou entamer – la crédibilité et donc l’efficacité du manager.
Réunions, vidéoconférences, présentation d’un projet avec slides, transmission des consignes aux collaborateurs, rappel à la règle : tout est communication. Tout est prise de parole en public. Quand il s’agit, en plus, de mobiliser les équipes, d’affirmer le leadership, de convaincre le client, tout cela en préservant la QVT – Qualité de Vie au Travail- pour éviter les RPS – Risques Psycho-Sociaux-, on comprend que la communication managériale est aujourd’hui d’une exigence extrême de qualité.
Avec un paradoxe de taille : le manager est rarement devenu manager par et pour ses qualités de communicant mais du fait de ses compétences métiers. Il doit donc se débrouiller avec la communication comme il peut, apprendre sur le tas, en faisant les frais des erreurs inévitables… La formation à l’expression orale est donc un atout considérable.
Pour avoir été manager d’équipes à la rédaction de Radio France Internationale, j’ai vécu de l’intérieur toutes les chausse-trappes communicationnelles et je sais leurs effets négatifs en termes d’efficacité.
Je sais aussi que les outils des journalistes – l’écoute, le questionnement, la mise en sens, la mise en mots – sont de puissants outils communicationnels, que j’ai choisi d’adapter aux besoins de la communication managériale.
Ainsi, j’ai créé un parcours de formation à la communication managériale, de trois jours, durant lesquelles les participants expérimentent l’écoute active, les techniques de questionnement, la gestion du silence, et les outils de la méthode MediaWording de prise de parole.

construire une présentation orale de qualité

L’écoute active et les techniques de questionnement

L’écoute active sert à dépasser les préjugés, les présupposés.

Elle est utilisée dans les situations managériales bloquées. Quand aucune solution ne s’impose. Alors, considérer le problème autrement, « pousser les murs » et regarder ailleurs : voilà la qualité de l’écoute active. Elle est un outil de recueil de données.
Concrètement, l’écoute active se pratique en posant des questions qui n’induisent pas les réponses (très difficile !) ; à faire alterner questions ouvertes et questions fermées ; à poser plus souvent de questions ouvertes qu’on ne le fait habituellement. L’écoute active suppose aussi ne pas être orienté résultat. A laisser ouvert le champ le plus longtemps possible alors que dans la vraie vie, le manager cherche souvent une solution pour tout de suite.

Le silence

Le silence est un puissant outil de communication…. Contrairement au mouvement naturel que nous avons tous de combler les blancs….

Le silence permet de re-captiver un auditoire. Face au brouhaha d’une salle indisciplinée, inutile de crier. Mais se taire et assumer de se taire. Laisser le silence interpeller l’auditoire puis le rendre curieux de la façon dont l’orateur gère la situation. Et ce qu’il va dire ensuite….
Le silence est aussi un moyen de reprendre le pouvoir dans un échange houleux. Il permet à celui qui l’impose, de se désengager, de prendre du recul, de laisser l’autre s’en débrouiller. C’est toujours le plus assuré des deux qui l’emporte. Car jouer du silence n’est possible que lorsqu’on est sûr de son fait ; lorsque l’intention du message est claire.
Voilà autant doutils, dérivés de l’expertise journalistique, et qui font leurs preuves, chaque jour, dans les entreprises et les organisations.